La Troménie
Cette dernière se tiendra le dimanche 8 juillet 2012, au programme :
Le jour de la procession, les habitants se parent de leurs plus beaux costumes traditionnels bretons, qui ici ne sont en aucun cas symboles de folklore. Bien au contraire, ces costumes prennent une toute autre dimension, à savoir le rattachement aux ancêtres. On dit que si on ne fait pas la procession durant sa vie, il faudra la faire après la mort, mais on ne pourra avancer que de la longueur de son cercueil tous les ans. La Grande Troménie serait le parcours que St Ronan effectuait chaque semaine, pieds nus et à jeun et la Petite Troménie, le circuit qu'il faisait tous les jours. Il faut savoir qu'on ne peut faire le parcours complet qu'en période de Grande Troménie, car celui-ci emprunte des chemins privés. Les jours qui précèdent, on abat des talus, on met des ponts de fortune sur les ruisseaux, on fait tomber ce qui peut obstruer, par endroits, le sentier traditionnel. Rien, ni personne n'empêchera le pèlerin de faire le parcours. Au XIXe siècle, durant la Troménie, il n'était pas impossible de voir quelques personnes procédant à quelques rites autour de plusieurs mégalithes. Il s'agissait de rites de fécondité, ces derniers étaient bien présent en Bretagne. Les femmes s'asseyaient, voire s'allongeaient sur la pierre, notamment la "Gazeg Vaen", la Jument de Pierre. C'est la dernière trace, aujourd'hui, du culte ancien autour du Nemeton. |